Site  de Daniel PUJOLA
Artiste – Peintre – Sculpteur

Copie du Dossier de Presse
                              La matière apprivoisée…




Ecriture intime 2005


Une œuvre enracinée dans un terroir



               Situé au cœur de la Dordogne, l’atelier de Daniel Pujola concentre en son sein la richesse d’un patrimoine séculaire. Ses tableaux sont le reflet de cette terre dont il est issu et ils en deviennent eux-mêmes la matière puisque les matériaux utilisés par le peintre lui sont directement empruntés. Ainsi, chaque œuvre est une véritable mise en scène où la peinture fleurte avec des objets aussi insolites qu’un morceau de bois, des éclats de porcelaine, des ressorts, des bouchons de pêche tannés par la mer ; elle représente par là-même une véritable métaphore du travail de l’Homme, de son action sur les produits qu’il a façonnés ou plus simplement une lutte contre la détérioration de la nature.
               Des objets délaissés, écartés vont ainsi être sublimés à travers l’art pour atteindre un deuxième niveau de signification qui sera leur existence même. « Je sais ce que je dois ramasser » dit D.Pujola. L’œuvre d’art devient une continuité de ce travail extraordinaire qu’effectue la nature. L’artiste ramasse, pose, peint afin d’aboutir à l’harmonie la plus totale.



 

Petit Format 2007




Cet art informel…


      Tachisme et matiérisme sont les techniques de base qui ont permis à l’artiste d’approfondir un travail nourri par quinze années de recherche. L’évolution a été constante, la remise en question incessante ; le connaisseur peut apprécier la posture du peintre : se situer en dehors de tout ce qui existe pour se retrouver au centre de soi, s’isoler avec ses matières, papier, couleurs, sable mais aussi exprimer des gestes, des émotions, provoquer des coulures, des éclaboussures, le jet de l’encre sur la toile, sur le papier, avoir le sentiment de devenir plus libre.
      Le but de la démarche s’impose alors : atteindre la sérénité, le bonheur que tout artiste rêve de posséder.

     Pourtant, pour parvenir à ce que D.Pujola appelle l’équilibre en peinture, à cette sérénité que l’artiste ne peut trouver que grâce à une parfaite maîtrise du geste, le parcours a été long et scandé par des étapes bien distinctes.
    En effet, après s’être essayé, dans les années 1980, à des techniques picturales aussi diverses que l’expressionnisme, le cubisme ou le divisionnisme, D.Pujola trouve dans l’expressionnisme abstrait la possibilité de s’exprimer librement et complètement. Puis il décide ensuite d’utiliser, à partir de 1985, la technique de la matière en empattement si chère à N. De Staël. Le travail de recherche qu’il effectue alors durera plusieurs années pour forger une peinture personnelle mais qui ne renie en rien ses maîtres tels Miquel Barcelo ou Robert Rauschenberg. Les années 1990 vont voir apparaître les jeux d’encre et le marouflage et il faudra attendre les années 2000 pour que l’œuvre trouve une symbolique qui lui est propre et qui marquera une forme d’aboutissement à tout ce qui avait été entrepris.
    L’art semble désormais sortir de la toile puisque l’artiste transpose dans la sculpture sa vision du monde et envisage bientôt l’installation, le but étant finalement de donner trois dimensions au tableau.

                                             



Petit Format 2007

 





Les matériaux

    L’œil non averti pensera qu’ils sont disséminés çà et là. Pourtant le choix des matériaux ainsi que leur place dans une œuvre s’avère être le résultat d’un choix peut-être, d’une obligation à coup sûr, démarche exigée par l’œuvre elle-même.
    Ainsi, la présence du sable nous transporte non seulement vers l’Afrique du Nord ou l’Espagne, comme une évocation des origines hispaniques de l’artiste mais nous ramène aussi plus simplement à ses racines locales, dans les carrières du Périgord.

   Quant à la nature dans laquelle vit le peintre, on peut sentir sa présence constante à travers l’utilisation d’éléments qui en sont directement extraits comme le bois ou le lichen qui est remodelé puis repeint. Ajoutons également le fer qui revêt une double connotation puisqu’il nous rappelle la proximité de l’Océan mais aussi l’importance de la religion que l’on retrouve à travers des objets recueillis sur les lieux de culte.
    C’est pourquoi la présence de ces matériaux dans certaines toiles n’est en aucun cas le fruit du hasard mais elle s’impose comme un élément constitutif de ces dernières, de leur essence même pour permettre au fond et à la forme de s’allier dans une parfaite complémentarité, dans une parfaite symbiose. « J’ai créé mon univers » reconnaît D. Pujola ; « Sa disparition entraînerait celle de ma peinture » affirme-t-il…



Les couleurs

      Elles sont indissociables des matériaux. Loin d’être un passage  obligé, elles ne s’imposent que dans la mesure où elles viennent renforcer l’expression d’un état d’âme ou d’un thème. L’envie, la colère, l’angoisse, la joie, la sérénité sont autant de sujets au service d’un travail de valoriste.
      Il est donc hors de question pour l’artiste d’influencer le regard de l’autre par la couleur ; l’utilisation de celle-ci n’est effective que lorsqu’elle devient une nécessité pour l’expression des idées.


                                                 
Sardane 2007







L’écriture intérieure

    Elle a fait l’objet de nombreuses recherches, d’innombrables essais pour aboutir à la naissance d’une contre-écriture qui se pose en miroir de l’artiste. Ce dernier dira même « Je n’ai pas peint une écriture, j’ai peint une idée ». Intérieure, personnelle, totale, elle participe à la symbolique de chaque tableau, elle permet de parfaire le sens de l’œuvre. Elle est donc l’aboutissement d’un travail obligé, sans lequel l’art ne peut voir le jour.


Une peinture en mouvement


    S’il est bien délicat de définir la spécificité d’une œuvre ou d’une démarche artistique, force est de constater que l’originalité du peintre réside ici dans sa capacité à créer une véritable mise en abyme de sa production.
    En effet, bien qu’il ne soit guère possible à l’œil de l’admirateur de définir avec certitude quelles ont été les pensées du peintre lorsqu’il a fait acte de création ou même ce qu’il a exactement voulu représenter ( d’ailleurs, quel intérêt cela pourrait-il offrir ?) celui-ci peut néanmoins, et c’est bien cela qu’il recherche, se recréer un monde imaginaire, transposer ses propres états d’âmes lorsque son regard croise l’un de ses tableaux. L’œuvre est donc en constant mouvement puisqu’elle devient autre à chaque fois qu’elle est regardée ; « L’intérêt des tableaux de D.Pujola, dit une admiratrice, c’est qu’en les regardant, je peux recréer à partir de ce que je connais et de ce que je suis ». C’est bien à ce moment là que le but du créateur est atteint et qu’il peut s’avouer pleinement comblé. 


            

Encre Bleu 2007


Un instant de vie

 
 
     D.Pujola nous propose une peinture instinctive. Si la période de préparation est longue, si l’idée met un temps infini à germer puis à s’imposer, l’acte de peindre est, quant à lui, très rapide et se manifeste sans prévenir. La réalisation va donc devenir un instant de vie, mélange à la fois de rigueur et de spontanéité et l’ensemble des éléments du tableau vont venir prendre une place qui ne pouvait être que la leur, une place qui, en somme, les attendait depuis longtemps.
    Peu importe alors pour l’artiste ce que sera le produit fini, seul ce besoin impérieux de composition, de travail des formes tels que son esprit les a rêvées devient primordial. D.Pujola admet aisément que l’intérêt de la création se situe beaucoup moins dans la réalisation que dans la recherche, qui constitue une quête de la perfection, de la beauté artistique idéale. « La Beauté » de Baudelaire ne disait-elle pas : « Je suis belle […] / Et mon sein […] / Est fait pour inspirer au poète un amour / éternel et muet ainsi que la matière » ?



Une peinture si personnelle…


    « La peinture doit être franche et honnête », dit D.Pujola. Telle peut être résumée la démarche de l’artiste. Il s’agit moins de peindre du beau que du « vrai ». Aussi le propos n’est-il pas de montrer un travail mais de faire partager une vision intérieure du monde à l’aide d’une matière qui ne semble pas avoir été travaillée mais qui, au contraire, nous apparaît comme étant familière, authentique… immuable.


                                                             







Mieux connaître l’artiste…



       Né en 1964 à Gourdon (Lot), Daniel Pujola a suivi les cours de l’Atelier d’Arts plastiques de Sarlat de 1991 à 1995.
   Il est ensuite devenu intervenant auprès d’adultes et d’enfants. Il participe activement à l’association  ATHENA (Promotion d’Art Contemporain) ;
   En Septembre 2000, il participe au concours de sarlat : « dessine-moi sarlat » et gagne le premier prix ; en Septembre 2001, dans le cadre de ce même
   concours, il fait partie du jury et expose ses toiles.
      Divers travaux lui sont commandés tels que des sculptures des fresques murales, des peintures sur fonds de piscine, des toiles…
   En Octobre 2000, il créé l’Association L’ESQUISSE à Salignac (Dordogne).
 

  Depuis plusieurs années, les peintures de Daniel Pujola se vendent tant en France qu’à l’étranger. Nombre d’acheteurs reviennent régulièrement en Dordogne pour lui commander de nouveaux travaux ou plus simplement pour se laisser séduire par une production sans cesse renouvelée.
 






  Ses travaux sont en exposition dans son atelier :
  Les Banigots
  24590  Salignac
  Tél : 05 53 28 89 18
  Mail : dpujola@yahoo.fr


 
Site de l'Esquisse   monsite.wanadoo.fr/esquisali


Rédaction : Isabelle Parkitny
Tél : 05 53 59 61 50
Mail : iparkitny@yahoo.fr